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Idées reçues sur les ultrasons

Pourquoi autant d’idées reçues sur le nettoyage par ultrasons ?

Le nettoyage par ultrasons est une technologie performante, mais aussi souvent mal comprise.

Bruit, fréquence, température, cavitation, remplissage des paniers, choix du produit lessiviel… De nombreuses croyances circulent encore dans l’industrie.

Certaines semblent logiques. D’autres peuvent pourtant réduire fortement l’efficacité du nettoyage, perturber la cavitation ou provoquer des résultats irréguliers.

À travers cette bibliothèque d’articles, Technett décrypte les principales idées reçues autour des ultrasons industriels afin d’aider les industriels à mieux comprendre, diagnostiquer et optimiser leurs procédés de nettoyage.

Un bain à ultrasons silencieux fonctionne-t-il forcément mal ?

Introduction

Lorsqu’un bain à ultrasons semble plus silencieux que d’habitude, beaucoup d’utilisateurs pensent immédiatement que le système fonctionne moins bien.

Dans l’industrie, le bruit est souvent associé à la puissance ou à l’activité. Pourtant, en nettoyage ultrasons, le niveau sonore perçu n’est pas un indicateur fiable de performance.

Un bain discret peut parfaitement produire une cavitation efficace et homogène.

 

Pourquoi cette idée reçue est fréquente

Cette croyance vient du fait que l’utilisateur associe naturellement le bruit à l’activité mécanique.

Plus un équipement semble “travailler”, plus il paraît performant.

Mais les ultrasons utilisés pour le nettoyage fonctionnent majoritairement à des fréquences inaudibles pour l’oreille humaine.

Le bruit entendu autour d’un bain provient souvent d’autres phénomènes :

  • vibrations mécaniques,

  • résonance du panier,

  • résonance des pièces,

  • turbulences,

  • ou certains effets secondaires liés à la cavitation.

Le niveau sonore peut donc varier sans que l’efficacité réelle du nettoyage change.

 

Ce qui influence réellement le bruit d’un bain ultrasons

Le niveau sonore perçu dépend de nombreux paramètres :

  • la fréquence utilisée,

  • le chargement du bain,

  • le positionnement des pièces,

  • la géométrie des pièces

  • la température,

  • le type de cuve,

  • le niveau de dégazage,

  • la chimie utilisée,

  • ou encore la géométrie des paniers.

Un bain plus bruyant n’est donc pas automatiquement plus efficace.

À l’inverse, un bain très silencieux peut produire une cavitation stable et performante.

 

Pourquoi le bruit n’est pas un bon indicateur de cavitation

La performance d’un bain ultrasons dépend principalement de la qualité de la cavitation.

C’est l’implosion des microbulles dans le liquide qui génère l’effet mécanique de nettoyage.

Or cette cavitation n’est pas directement corrélée au bruit perçu.

Deux bains peuvent produire un niveau sonore très différent tout en ayant une efficacité comparable.

À l’inverse, un bain très bruyant peut parfois révéler :

  • des vibrations parasites,

  • une mauvaise répartition de charge,

  • des phénomènes instables,

  • ou des résonances mécaniques.

 

Les conséquences possibles d’un mauvais diagnostic

Se fier uniquement au bruit peut conduire à des erreurs de diagnostic.

Par exemple :

  • considérer à tort qu’un bain est défaillant,

  • modifier inutilement les réglages,

  • augmenter la puissance de manière excessive,

  • ou remplacer prématurément certains composants.

Dans un environnement industriel, cela peut générer :

  • des dérives process,

  • des variations de qualité,

  • des arrêts inutiles,

  • et des coûts supplémentaires.

 

Comment évaluer correctement un bain ultrasons

Pour vérifier les performances d’un bain ultrasons, il est préférable d’observer :

  • la qualité réelle du nettoyage,

  • la régularité des résultats,

  • la stabilité du procédé,

  • les paramètres de fonctionnement,

  • et le niveau de cavitation.

Des outils de mesure spécifiques permettent aujourd’hui de contrôler objectivement l’activité ultrasonore et de suivre l’évolution du bain dans le temps.

Le monitoring de cavitation permet notamment :

  • de détecter une dérive de performance,

  • de sécuriser les procédés sensibles,

  • d’améliorer la reproductibilité,

  • et de fiabiliser le nettoyage industriel.

 

Ce qu’il faut retenir

Les basses fréquences produisent généralement un nettoyage plus agressif.

Les hautes fréquences permettent un nettoyage plus fin et plus précis.

Le bon choix dépend toujours de l’application industrielle, des pièces à traiter et du résultat attendu.

D’autres questions sur les fréquences ultrasons, contactez-nous.

Une fréquence basse, est-elle plus douce ?

Introduction

Il est fréquent d’entendre que les basses fréquences produisent un nettoyage plus “doux”.

En réalité, c’est l’inverse.

La fréquence ultrasonore influence directement la taille des bulles de cavitation et l’énergie libérée lors de leur implosion.

Le choix de la fréquence est donc un paramètre essentiel dans un procédé de nettoyage ultrasons.

 

Comment la fréquence influence la cavitation

Les basses fréquences, comme 25 kHz ou 28 kHz, produisent des bulles de cavitation plus grosses.

Lorsqu’elles implosent, ces bulles génèrent des impacts mécaniques plus énergétiques.

Ce type de cavitation est particulièrement efficace pour :

  • les salissures épaisses,

  • les graisses tenaces,

  • les pièces fortement contaminées,

  • ou certaines applications industrielles robustes.

Mais cette énergie plus importante peut également devenir trop agressive pour certaines surfaces sensibles.

 

Les hautes fréquences : plus fines et plus précises

À l’inverse, les hautes fréquences génèrent des bulles plus petites.

L’implosion devient plus douce et plus homogène.

Le nettoyage est alors plus délicat mais aussi plus précis.

Les fréquences élevées sont souvent utilisées pour :

  • l’optique,

  • l’électronique,

  • les microcomposants,

  • les pièces polies,

  • les géométries complexes,

  • ou les matériaux sensibles.

 

Pourquoi le choix de fréquence est stratégique

Le choix de la fréquence ne dépend pas uniquement du niveau de salissure.

Il faut également prendre en compte :

  • le matériau,

  • la géométrie,

  • l’état de surface,

  • la sensibilité de la pièce,

  • le niveau de finition attendu,

  • et les contraintes qualité.

Une fréquence mal adaptée peut entraîner :

  • un nettoyage insuffisant,

  • des résultats irréguliers,

  • ou au contraire des dégradations de surface.

 

Une erreur fréquente en industrie

Beaucoup d’utilisateurs pensent qu’augmenter la puissance ou choisir une fréquence basse permettra systématiquement d’obtenir un meilleur nettoyage.

Mais en ultrasons, plus agressif ne signifie pas forcément plus efficace.

Le véritable enjeu consiste à trouver le bon équilibre entre :

  • puissance,

  • fréquence,

  • température,

  • chimie,

  • temps de traitement,

  • et géométrie des pièces.

 

Ce qu’il faut retenir

Les basses fréquences produisent généralement un nettoyage plus agressif.

Les hautes fréquences permettent un nettoyage plus fin et plus précis.

Le bon choix dépend toujours de l’application industrielle, des pièces à traiter et du résultat attendu.

D’autres questions sur les fréquences ultrasons, contactez-nous.

Peut-on remplir complètement un panier ultrasons si les pièces ne se touchent pas ?

Introduction

Lorsqu’un panier est correctement organisé et que les pièces ne se touchent pas, il peut sembler logique de penser que le nettoyage ultrasons restera efficace.

Pourtant, un panier trop chargé peut fortement perturber la propagation des ultrasons.

Même sans contact direct entre les pièces, la performance du nettoyage peut chuter.

 

Pourquoi le remplissage influence les ultrasons

Le nettoyage ultrasons repose sur la circulation de la cavitation dans le liquide.

Les ondes ultrasonores doivent pouvoir se propager librement autour des pièces.

Lorsque le panier devient trop dense :

  • les pièces créent des effets d’écran,

  • certaines zones reçoivent moins d’énergie,

  • la cavitation devient moins homogène,

  • et l’évacuation des salissures devient plus difficile.

 

Une erreur fréquente en production

Dans de nombreux ateliers, l’objectif est naturellement d’augmenter la productivité.

Les opérateurs cherchent alors à remplir davantage les paniers afin de traiter plus de pièces par cycle.

Mais au-delà d’un certain seuil, le gain apparent de productivité peut devenir contre-productif.

Le nettoyage devient moins homogène. Certaines zones restent contaminées. Les temps de cycle augmentent. Et des reprises peuvent devenir nécessaires.

 

Ce qu’on oublie souvent

Le problème ne vient pas uniquement du contact entre les pièces.

Il vient aussi du manque d’espace disponible pour :

  • le liquide,

  • les ondes ultrasonores,

  • et la formation des bulles de cavitation.

Même des pièces espacées peuvent perturber fortement la circulation des ultrasons lorsqu’elles sont trop nombreuses.

 

Bonnes pratiques

Pour optimiser un nettoyage ultrasons, il est conseillé de :

  • laisser circuler librement le liquide,

  • éviter les charges trop compactes,

  • répartir les pièces de manière homogène,

  • orienter les pièces correctement,

  • utiliser des paniers adaptés,

  • et valider la configuration avec des essais.

Dans certains procédés exigeants, la manière de charger les paniers peut avoir autant d’impact que la puissance ultrasonore elle-même.

 

Ce qu’il faut retenir

Un panier trop rempli limite la propagation des ultrasons.

Même si les pièces ne se touchent pas, la cavitation peut devenir moins homogène et réduire l’efficacité globale du nettoyage.

Le chargement du panier fait partie intégrante du procédé ultrasons.

Le dimensionnement de la cuve est donc primordial.

Voir l’étendue de nos gammes de bains ultrasons

Plus le bain est chaud, plus le nettoyage est efficace ?

Introduction

Dans l’industrie, il est fréquent de penser qu’augmenter la température d’un bain ultrasons améliore automatiquement le nettoyage.

Cette idée n’est vraie… qu’en partie.

La température joue effectivement un rôle important dans l’efficacité du procédé. Mais au-delà d’un certain seuil, elle peut également perturber la cavitation et réduire les performances du bain.

 

Pourquoi la température influence le nettoyage

La température agit sur plusieurs paramètres du procédé.

Lorsqu’un liquide chauffe :

  • sa viscosité diminue,

  • la chimie devient plus active,

  • les huiles et graisses se fluidifient,

  • et le liquide pénètre plus facilement dans certaines zones complexes.

Dans de nombreux cas, chauffer le bain améliore donc l’efficacité globale du nettoyage.

 

Le point souvent oublié : la cavitation

Le nettoyage ultrasons ne dépend pas uniquement de la température.

Il dépend aussi de la qualité de la cavitation.

Or lorsque la température devient trop élevée, la formation et l’implosion des bulles de cavitation deviennent moins stables.

Une partie de l’énergie ultrasonore est alors absorbée différemment par le liquide.

Résultat :

  • les bulles deviennent moins efficaces,

  • l’effet mécanique diminue,

  • et les performances peuvent baisser malgré une température plus élevée.

 

Pourquoi un bain trop chaud peut devenir contre-productif

Au-delà de certaines températures, plusieurs phénomènes peuvent apparaître :

  • cavitation instable,

  • augmentation de la vapeur,

  • mousse excessive,

  • évaporation plus importante,

  • ou perturbation du procédé.

Dans certains cas, un bain trop chaud peut même générer des résultats moins homogènes qu’un bain correctement réglé à une température plus modérée.

 

Une erreur fréquente en production

Lorsqu’un nettoyage devient moins efficace, certains utilisateurs augmentent instinctivement la température du bain.

Pourtant, le problème peut venir :

  • du chargement,

  • de la fréquence,

  • du dégazage,

  • du produit lessiviel,

  • du temps de traitement,

  • ou d’une dérive de cavitation.

Augmenter la température sans analyser le procédé dans son ensemble peut alors masquer la vraie cause du problème.

 

Quelle température utiliser ?

Il n’existe pas de température universelle.

Le bon réglage dépend notamment :

  • du matériau,

  • du type de salissure,

  • de la chimie utilisée,

  • et du niveau de finition attendu.

Dans de nombreuses applications industrielles, une plage située entre 40°C et 65°C offre un bon compromis entre efficacité chimique et stabilité de la cavitation.

Mais chaque procédé doit être validé selon ses contraintes propres.

 

Ce qu’il faut retenir

La température améliore souvent le nettoyage… jusqu’à une certaine limite.

Un bain trop chaud peut perturber la cavitation et réduire les performances.

L’efficacité d’un procédé ultrasons dépend toujours d’un équilibre global entre :

  • fréquence,

  • température,

  • chimie,

  • temps,

  • cavitation,

  • et configuration du bain.

Besoin d’une expertise ou d’essais, notre laboratoire est là pour vous aider.

Un bain à ultrasons doit-il être dégazé avant utilisation ?

Introduction

Le dégazage est souvent considéré comme une étape secondaire lors de la préparation d’un bain ultrasons.

Pourtant, un bain non dégazé peut fortement perturber la cavitation et réduire l’efficacité du nettoyage.

Dans certaines applications industrielles exigeantes, cette étape joue même un rôle essentiel dans la stabilité du procédé.

 

Pourquoi un bain contient naturellement du gaz

L’eau et les liquides de nettoyage contiennent naturellement de l’air dissous.

Lorsque les ultrasons démarrent, une partie de l’énergie ultrasonore sert d’abord à évacuer ces gaz.

Pendant cette phase :

  • la cavitation est moins stable,

  • l’énergie disponible est réduite,

  • et les performances du bain peuvent fluctuer.

Le système fonctionne donc… mais pas encore dans des conditions optimales.

 

Ce qui se passe dans un bain non dégazé

Un bain fraîchement rempli peut présenter :

  • des bulles instables,

  • une cavitation moins homogène,

  • des variations de nettoyage,

  • des temps de cycle plus longs,

  • ou des résultats irréguliers.

Ces phénomènes peuvent être difficiles à identifier car le bain semble pourtant fonctionner normalement.

 

Pourquoi cette étape est souvent négligée

Dans de nombreux ateliers, les utilisateurs démarrent directement la production après remplissage du bain.

Or la stabilisation du liquide demande un certain temps.

Cette étape paraît parfois anodine, mais elle influence directement la qualité de la cavitation.

Dans les procédés sensibles ou fortement répétables, le dégazage devient un paramètre important de maîtrise process.

 

Comment dégazer correctement un bain ultrasons

Le dégazage peut être réalisé de plusieurs façons :

  • faire fonctionner le bain quelques minutes sans pièces,

  • utiliser une fonction “Degas” lorsqu’elle est disponible,

  • laisser le liquide se stabiliser avant production.

La durée dépend notamment :

  • du volume du bain,

  • de la température,

  • du liquide utilisé,

  • et de la puissance ultrasonore.

 

Quand faut-il refaire un dégazage ?

Le dégazage peut être nécessaire :

  • après remplissage,

  • après ajout d’eau,

  • après changement de produit,

  • ou après certaines opérations de maintenance.

Un bain modifié doit retrouver un équilibre avant de garantir une cavitation stable.

 

Ce qu’il faut retenir

Un bain non dégazé peut réduire les performances du nettoyage ultrasons.

Le dégazage permet de stabiliser la cavitation et d’améliorer la régularité du procédé.

Même simple, cette étape fait partie intégrante de la maîtrise d’un nettoyage ultrasons industriel.

Les cuves et bacs à ultrasons Technett, laboratoire, industriel ou sur mesure disposent tous d’une fonction de dégazage.

La cavitation peut-elle endommager certaines pièces ?

Introduction

Le nettoyage ultrasons est souvent présenté comme une technologie douce et sans contact.

C’est vrai dans de nombreux cas.

Mais la cavitation reste un phénomène mécanique puissant.

Dans certaines conditions, elle peut devenir trop agressive pour certaines pièces sensibles.

 

Pourquoi la cavitation nettoie

Les ultrasons génèrent des microbulles dans le liquide.

Ces bulles se forment puis implosent brutalement.

Cette implosion libère localement une forte énergie mécanique capable de décoller les contaminants.

C’est ce phénomène qui rend le nettoyage ultrasons particulièrement efficace, y compris dans les zones difficiles d’accès.

 

Quand la cavitation peut devenir agressive

L’intensité de la cavitation dépend de nombreux paramètres :

  • fréquence,

  • puissance,

  • durée du cycle,

  • température,

  • géométrie des pièces,

  • ou encore nature du liquide.

Lorsque le procédé est mal adapté, l’énergie générée peut devenir excessive pour certaines surfaces.

 

Les pièces les plus sensibles

Certaines applications nécessitent une attention particulière :

  • surfaces polies,

  • revêtements fragiles,

  • microcomposants,

  • matériaux tendres,

  • pièces fines,

  • optique,

  • électronique,

  • horlogerie,

  • ou traitements de surface délicats.

Dans ces cas, une cavitation trop agressive peut provoquer :

  • micro-marquages,

  • altérations de surface,

  • dégradation des revêtements,

  • ou usure prématurée.

 

Une erreur fréquente

Beaucoup d’utilisateurs pensent qu’augmenter la puissance améliore automatiquement le nettoyage.

Mais un procédé ultrasons ne se résume pas à “plus de puissance”.

L’objectif consiste surtout à adapter l’énergie au niveau de fragilité de la pièce et au type de contamination.

 

Comment sécuriser le procédé

Pour éviter les risques, plusieurs paramètres peuvent être ajustés :

  • fréquence,

  • temps de traitement,

  • puissance,

  • positionnement des pièces,

  • choix des paniers,

  • température,

  • et chimie utilisée.

Dans certaines applications sensibles, la mesure de cavitation permet également de mieux contrôler la stabilité du bain et de sécuriser les performances.

Le monitoring devient alors un véritable outil de maîtrise qualité.

 

Ce qu’il faut retenir

La cavitation est le moteur du nettoyage ultrasons.

Mais une mauvaise configuration peut devenir trop agressive pour certaines pièces sensibles.

Un procédé performant repose toujours sur le bon équilibre entre efficacité de nettoyage et respect des surfaces traitées.

La mesure de cavitation fait apparaitre la composante « transitoire »de la cavitation qui est la cause principale des dommages faits aux pièces lors du nettoyage par ultrasons.

Pour en savoir plus

Pourquoi le choix du produit lessiviel reste essentiel en ultrasons ?

Introduction

Le nettoyage ultrasons est parfois perçu comme une technologie capable de nettoyer uniquement avec de l’eau.

Même si les ultrasons jouent un rôle majeur, le liquide utilisé reste un élément fondamental du procédé.

La performance du nettoyage repose en réalité sur la combinaison entre cavitation et chimie adaptée.

 

Le rôle des ultrasons

Les ultrasons génèrent des bulles de cavitation qui implosent dans le liquide.

Cette action mécanique permet de décoller les contaminants présents sur les pièces.

Mais les ultrasons ne réalisent pas seuls l’intégralité du travail.

Une fois les salissures décrochées, encore faut-il :

  • les mettre en suspension,

  • éviter leur redéposition,

  • protéger les surfaces,

  • et faciliter leur évacuation.

C’est là que le produit lessiviel intervient.

 

Pourquoi l’eau seule ne suffit pas toujours

L’eau possède une tension de surface relativement élevée.

Elle pénètre donc moins facilement dans certaines microgéométries ou zones complexes.

Par ailleurs, certaines contaminations nécessitent une action chimique spécifique :

  • huiles,

  • graisses,

  • oxydes,

  • résidus organiques,

  • pâtes de polissage,

  • ou contaminants industriels techniques.

Dans ces situations, une chimie adaptée améliore fortement l’efficacité globale du procédé.

 

Ce qu’apporte un produit adapté

Un produit formulé pour les ultrasons peut notamment permettre :

  • une meilleure mouillabilité,

  • une dispersion plus efficace des contaminants,

  • une protection anticorrosion,

  • un rinçage facilité,

  • une compatibilité matériaux,

  • et une meilleure stabilité du procédé.

L’objectif n’est pas forcément d’utiliser une chimie agressive.

Au contraire, les formulations modernes cherchent souvent à concilier :

  • efficacité,

  • sécurité opérateur,

  • compatibilité environnementale,

  • et respect des pièces.

 

Une erreur fréquente en industrie

Certains utilisateurs pensent qu’un bain ultrasons suffisamment puissant compensera un mauvais choix de produit.

Dans la réalité, un procédé déséquilibré entraîne souvent :

  • des résultats irréguliers,

  • des temps de cycle plus longs,

  • une consommation énergétique inutile,

  • ou des difficultés de rinçage.

Le nettoyage ultrasons fonctionne comme un système global.

 

Ce qu’il faut retenir

Les ultrasons et la chimie ne s’opposent pas.

Ils travaillent ensemble.

La cavitation fournit l’action mécanique. Le produit lessiviel soutient le décrochage, la dispersion et la protection des pièces.

Le choix du liquide fait donc partie intégrante de la performance du procédé ultrasons.

Voir notre gamme de produits de nettoyage

Une pièce proche du fond de la cuve est-elle mieux nettoyée ?

Introduction

Il est fréquent de penser qu’une pièce placée au plus près des transducteurs bénéficiera d’un nettoyage plus puissant.

Pourtant, poser une pièce directement au fond d’une cuve ultrasons peut au contraire perturber fortement le procédé.

Le positionnement des pièces influence directement la circulation des ultrasons et la qualité de la cavitation.

 

Comment les ultrasons se propagent dans une cuve

Dans de nombreuses cuves ultrasons industrielles, les transducteurs sont fixés sous le fond du bain.

Les vibrations traversent alors la cuve pour générer la cavitation dans le liquide.

Pour fonctionner correctement, les ondes doivent pouvoir se propager librement.

 

Pourquoi le fond de cuve pose problème

Lorsqu’une pièce repose directement sur le fond :

  • elle perturbe la propagation des ultrasons,

  • elle modifie la répartition de la cavitation,

  • elle peut créer des zones moins actives.

  • Le frottement et les vibrations peuvent endommager le fond de la cuve

Résultat :

  • nettoyage moins homogène,

  • performances réduites,

  • risques de zones mal nettoyées,

  • et parfois contraintes mécaniques sur la cuve.

 

Une erreur très fréquente

Dans les ateliers, certaines pièces lourdes ou encombrantes sont parfois déposées directement dans le bain afin de gagner du temps.

Mais cette pratique peut fortement dégrader l’efficacité du procédé.

La qualité du nettoyage ultrasons dépend aussi de la circulation du liquide autour des pièces.

 

Bonnes pratiques

Pour garantir une bonne répartition des ultrasons, il est préférable :

  • d’utiliser un panier,

  • de suspendre les pièces,

  • d’éviter les points de contact directs avec la cuve,

  • et de laisser circuler librement le liquide.

Le choix du panier et du positionnement fait partie intégrante de l’optimisation du procédé.

Une distance entre les Piezos et les pièces permet aux ultrasons de se développer et de s’homogénéiser avant de la toucher la pièces.

 

Ce qu’il faut retenir

Une pièce placée directement au fond d’une cuve n’est pas forcément mieux nettoyée.

Au contraire, cette configuration peut perturber la cavitation et réduire l’efficacité globale du bain.

Le positionnement des pièces influence directement la qualité du nettoyage ultrasons.

Si les pièces doivent reposer en fond de cuve, prévoir des ultrasons sur le côté, c’est possible grâce à notre gamme Frenchsonic ® sur mesure

Les ultrasons se propagent-ils dans le vide ?

Introduction

Les ultrasons sont utilisés dans de nombreux domaines industriels : nettoyage, contrôle, soudure, mesure ou encore médical.

Mais contrairement à certaines idées reçues, les ultrasons ne peuvent pas se propager dans le vide.

 

Pourquoi les ultrasons ont besoin d’un support

Les ultrasons sont des ondes mécaniques.

Ils fonctionnent grâce à des vibrations qui se transmettent de proche en proche dans un milieu matériel.

Pour se propager, ils ont donc besoin :

  • d’un liquide,

  • d’un solide,

  • ou d’un gaz.

Dans le vide, il n’existe aucune particule capable de transmettre ces vibrations.

Sans matière, il n’y a donc pas de propagation ultrasonore.

 

Quelle différence avec les ondes électromagnétiques ?

Cette confusion vient souvent du fait que certaines ondes, comme la lumière ou les ondes radio, peuvent voyager dans le vide.

Mais les ultrasons fonctionnent différemment.

Ils reposent sur une vibration mécanique du milieu.

Sans support matériel, les ultrasons disparaissent.

 

Pourquoi cette notion est importante en industrie

Comprendre la propagation des ultrasons permet de mieux comprendre le fonctionnement des procédés industriels.

Dans un bain ultrasons, par exemple :

  • le liquide transmet l’énergie,

  • les ondes créent la cavitation,

  • et cette cavitation produit l’effet de nettoyage.

La qualité du milieu joue donc un rôle essentiel dans l’efficacité du procédé.

 

Ce qu’il faut retenir

Les ultrasons ne se propagent pas dans le vide.

Comme toutes les ondes mécaniques, ils ont besoin d’un support matériel pour transmettre leurs vibrations.

Liquides, solides ou gaz permettent cette propagation. Le vide, lui, ne le permet pas.

Pour d’autres questions sur les fréquences ultrasons, contactez-nous.